Gran Torino, petit Eastwood

Publié le par Au Terminus des Pretentieux

 

79 ans le 31 mai, Clint Eastwood est à l’affiche ou au volant de Gran Torino. Une dernière réalisation étonnante et pas très convaincante.

 

On l’aime bien notre Clint Eastwood, on lui pardonnerait presque ses erreurs de casting… Pourtant cette fois la couleuvre est grosse à avaler.

Passe encore qu’il grogne, dans son dernier film, comme un chien à sa mémère. Passe encore que le méchant raciste bougon qu’il incarne cache un homme au grand cœur. Passe encore qu’il sauve la veuve et l’orphelin asiatiques à grand renfort de coups de lattes et de pétoires.

Mais comment excuser une fin aussi sotte. Le grand Clint dans un élan christique rachète ses péchés et se sacrifie pour sauver ses nouveaux amis. Le vétéran du Vietnam, briquet au poing, prouve dans une crucifixion pétaradante que les armes c’est mal et que la loi est la seule justice qui soit. On n’échappe pas aux clins d’œil à peine assenés : le cadavre les bras en croix,  le sermon du prêtre éclairé sur le pourquoi de la vie et le gamin au volant de la Gran Torino, âme virevoltante d’un  Clint enfin immortel.

Don’t Act ! Les bons sentiments ne font pas toujours les meilleures soupes et celle-ci à un fort goût de navet !

T. G.

Publié dans CINEMA

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