ISF, jusqu’où s’arrêteront-ils ?

Publié le par Au Terminus des Prétentieux

« Nicolas Sarkozy s'est montré prêt, mardi 7 avril 2009, à accroître les réductions d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en échange d'investissements dans les PME » dixit LEMONDE.FR  du 07.04.09.

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/07/sarkozy-ne-laissera-pas-faire-les-sequestrations-de-patrons_1177877_823448.html#xtor=EPR-32280153

 

« Accroître les réductions » késako ? Pourquoi ne pas dire « réduire » ?

Les journalistes du Monde qui ont planché sur la clarté de leur propos quand ils étaient étudiants en journalisme, ont admirablement emballé l’annonce.

 

Ils poursuivent :

« Lors d'une table ronde sur la croissance par la recherche et l'innovation, le chef de l'Etat a déclaré que la France était le seul pays d'Europe qui ait gardé un impôt sur la fortune. "Il y a le canton de Genève et nous", a-t-il souligné devant un millier de personnes réunis dans une salle de sports de Venelles, dans les Bouches-du-Rhône. "Je n'ai pas voulu qu'on le supprime parce que j'estimais que, dans une période de crise, chacun naturellement doit faire un effort et que personne n'aurait compris (...) qu'on ne demande pas plus à celui qui a plus", a-t-il ajouté. »

 

Damned, Robin des bois Sarkozy, s’apprêtait à supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune mais dans un élan solidaire, il a remis l’idée aux lendemains qui chantent de l’après crise…

N’empêche qu’une petite réduction ne serait pas de refus en échange d’investissements dans une PME. Dieu me gratte mais imaginons, je suis à la tête d’une PME au chiffre d’affaires flamboyant, je paye l’ISF, et j’investis dans ma propre entreprise… Ne serais-je pas doublement bénéficiaire de la mesure ?  

Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin, j’investirais bien moi contre réduction d’impôt dans une chouette PME !

Sarkozy président du pouvoir d’achat … des riches ne doute de rien et invente la relance par la main tendue aux patrons et le Keynésianisme à la française « Il faut laisser le temps au temps » et les richesses dans ma poche et celles de mes amis.

Une coupe sombre dans les rentrées fiscales plus loin au moment le plus opportun,  rien n’arrête Nicolas. Les hôpitaux, écoles et autres services publics n’ont qu’à bien se tenir…

Solidarité quel vilain mot ! Nous n’emboîterons pas le pas du canton de Genève, repère de scélérats gauchistes qui taxent les grands de ce monde.

A votre bon cœur M’sieurs Dame, une petite pièce, c’est pour investir !

Th. G.

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