Stéphane Guillon et Didier Porte sont dans un bateau

Publié le par Au Terminus des Prétentieux

   

Stéphane Guillon et Didier Porte, chroniqueurs et humoristes sur France Inter gène le pouvoir politique. Avec le changement de direction annoncé, leur siège est devenu sérieusement éjectable…

 

 


Stéphane Guillon et Didier Porte sont donc lourdés de France-Inter (doit-on dire encore France-Inter ou Paris-Inter avec les funestes relents que cela implique ?)

Désormais ce sera « droit dans les bottes » dans une station qui risque de sentir furieusement la vieille chaussette.

 

A l’heure où Dany Boon et Frank Dubosc sont élevés au rang d’artistes officiels, le poil à gratter et l’impertinence sont deux articles plus guère en vogue dans ce beau pays de France appelé d’une main et maintenant d’une voix de fer à ne plus penser, à ne plus vilipender, à ne plus s’exprimer, à ne plus oser la moindre critique et à faire là où certains nous disent de faire.

On peut se permettre de voir au-delà de la seule éviction de ces deux trublions d’une Maison Ronde parfaitement configurée désormais pour se mordre la queue jusqu’à l’étouffement final.

Une gigantesque entreprise de torpillage du service public (puissent ces deux mots accolés avoir encore quelque sens dans un an ou deux…) s’est mise en branle depuis l’arrivée au sommet de la pyramide de celui qui, c’est vrai, fut souvent pris pour tête de turc par les dangereux individus victimes dernièrement d’un recadrage-débordement qu’on trouverait plus chafouin sur la pelouse de Murrayfield.

 

L’Education Nationale (puissent ces deux mots, etc…), la Recherche (affolée par un ignominieux pécret de Valérie Décresse, ou alors j’ai pas tout compris…), la Justice aux prises avec un ministère qui fera dati, il n’est guère de secteur épargné par la volonté présidentielle de couler une dalle en bronze

(ou l’inverse si cela vous grée) sur tout ce qui peut ressembler, pour ces paranoïaques qui nous gouvernent, à un pourtant bien fragile contre-pouvoir.

Nous sommes citoyens d’un état dans lequel, jusqu’à preuve du contraire, subsiste encore une liberté d’expression qui contrairement aux piles mondialement connues, ne s’usera que si elle ne sert pas.

 

De gauche, de droite, du centre dur, du milieu mou ou des quatre coins de l’hexagone comme aurait pu le dire un Johnny Hallyday s’il avait un peu plus fréquenté Pythagore, il convient à nous, peuple de France, de rester vigilants et mobilisés face à cette déferlante de la pensée unique qui finira, si nous n’y prenons garde, par balayer devant notre porte, et même dans nos placards, à notre place.

Quant à France-Inter, je n’imaginais pas qu’un jour j’en sois réduit à chercher désespérément ailleurs une liberté de ton qui a maintenant déserté les couloirs de cette grande malade, et dans lesquels la voix de Daniel Mermet résonne de façon étrange et solitaire, tel un capitaine de Titanic écopant la flotte infâme de l’Atlantique à l’aide d’un verre à moutarde.

Nous soutenons les vitrioleurs en chef  Guillon et Porte dans ce combat contre l’obscurantisme et la censure qu’ils mènent de longue date, bien avant que l’immonde Anastasie ne vienne de son couperet infernal faire voltiger la crinière du premier et les poils drus du second.

Gageons que nous ne serons pas les seuls.

Et comme nous le répète à longueur de dimanches un Philippe Collin qui incarne encore quelque chose dans ce prêt à mâcher radiophonique qu’on s’apprête à nous concocter : « Ne lâchons rien ».

 

Ch. M.

 

Publié dans MEDIAS

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Aucun 28/04/2009 01:01

C'est pas grave le talent perdure contrairement à la connerie, mais ça fout les boules.
Didier Porte c'est ma bonne humeur du matin.
Mermet c'est le voyage dans un poste de radio au de là de tous ce que je pourrais m'offrir comme voyage.
Et Cluzel c'est le connard qui a viré madame Macha Béranger pour tous les cassé(e)s de la vie à une heure ou franchement l'oreille et la voix du tabac brun et des embruns d' histoires tordus par la vie.
Ciao et chapeau bas.
Merci madame pour toutes vos écoutes.